Dans les pays développés, on estime qu'au moins 15 % de la population souffrent de douleurs chroniques, sous une forme ou une autre. Des chercheurs
américains ont essayé de comprendre pourquoi il arrivait fréquemment que l'organisme continue à percevoir la douleur, alors que la lésion initiale était guérie.
Selon ces scientifiques de l'université McGill, la douleur chronique provoquerait des changements épigénétiques dans le cerveau, ce qui expliquerait pourquoi
l'organisme conserve définitivement le "souvenir" de la blessure.
Les chercheurs ont révélé l'existence d'un mécanisme qui intègre le souvenir d'une blessure directement dans l'ADN de notre cerveau en utilisant un mécanisme
biochimique chiffre appelé méthylation de l'ADN.
La méthylation se traduit par l'ajout de groupements méthyles - des composés simples constitués de carbone et d'hydrogène - à l'ADN qui modifient la
structure des gènes.
"Nous savons que les modifications épigénétiques peuvent être réversibles", souligne le professeur Szyf qui ajoute : "nos travaux montrent qu'il est
envisageable de mieux traiter la douleur chronique en utilisant des médicaments ou des thérapies comportementales qui renversent les modifications épigénétiques entretenant la perception de la
douleur".
de M. Damien Abad ( Union pour un Mouvement Populaire –
Ain )
Question écrite
Ministère interrogé > Affaires sociales et santé
Ministère attributaire > Affaires sociales et santé
Rubrique > santé
Tête d’analyse > maladies rares
Analyse > prise en charge. fibromyalgie
Question publiée au JO le : 21/05/2013 page : 5183
Texte de la question
M. Damien Abad attire l’attention de Mme la ministre des affaires sociales et de la santé sur le nombre croissant d’enfants présentant un tableau
clinique de « douloureux chroniques », avec une réelle difficulté de prise en charge, sans toutefois que soit nommé le terme de fibromyalgie. Trois difficultés majeures apparaissent aux yeux des
pédiatres : ces enfants ne sont pas clairement diagnostiqués fibromyalgiques, ils sont pris en charge de façon hétérogène à différents niveaux (centres hospitaliers universitaires, services de
rhumatologie, hôpitaux généraux, consultation douleur, services de pédiatrie, etc.), enfin ils présentent un bilan médical au demeurant « normal ». Par conséquent, ce recensement ne paraît pas
aisé et est susceptible de non-objectivité concernant cet état des lieux. Saisie par le ministère de la santé, la Haute autorité de santé (HAS) a réalisé un état des lieux des données disponibles
concernant le syndrome fibromyalgique de l’adulte et proposé des orientations aux professionnels de santé pour prendre en charge les personnes qui en souffrent. Ces travaux ont été publiés en
juillet 2010 sous la forme d’un rapport d’orientation. Il faut noter qu’aucun état des lieux n’a été réalisé pour les enfants. Si plusieurs initiatives ont été prises dans le cadre de la prise en
charge de la douleur (plan « Amélioration de la qualité de vie des personnes atteintes de maladies chroniques [2007-2011]» ; plan d’amélioration de la prise en charge de la douleur), il n’y a pas
eu dans les années précédentes de préoccupation sur les particularités de la prise en charge des enfants, incluant cette pathologie spécifique. En conséquence, il lui demande quelles mesures et
quelles initiatives elle entend mettre en œuvre pour améliorer la prise en charge de ces pathologies chez l’enfant.
Aucun traitement particulier ne fonctionne dans tous les cas. Avec le temps, la plupart
des personnes atteintes de fibromyalgie trouvent l'association de traitements qui leur assure un soulagement maximal. Il est rare que les traitements procurent une résolution complète de tous
les symptômes. L'objectif doit donc être de les maîtriser le mieux possible afin de pouvoir continuer à vivre une vie active et agréable. La première étape consiste à assumer un rôle actif dans
votre prise en charge. Il vous sera utile d'acquérir des stratégies d'adaptation pour composer avec la maladie.
Les symptômes de la fibromyalgie peuvent persister longtemps, mais vous pouvez faire
plusieurs choses pour mieux vivre avec cette affection :
Écoutez et respectez ce que vous dit votre corps, mais conditionnez-vous à toujours
faire un petit effort supplémentaire.
Commencez un programme d'exercice agréable, pratiquez des techniques de relaxation et
adoptez de saines habitudes de sommeil. Prenez du temps pour vous et ré-explorez les choses qui vous intéressent.
Essayez les médicaments que vous suggère votre médecin. Ne manquez pas ensuite
d'évaluer avec lui les résultats obtenus.
Renseignez-vous au sujet de votre maladie et partagez vos connaissances avec votre
famille et vos amis afin qu'ils comprennent mieux ce que vous vivez.
Tenez un journal pendant quelques semaines. Ainsi, vous serez plus apte à établir des
liens entre vos symptômes et vos activités quotidiennes, ce qui peut vous aider à maîtriser votre état.
Les traitements non médicamenteux – par exemple l'activité physique (marche, programmes
d'exercice aérobique sans sauts ou d'exercice aquatique, vélo stationnaire ou tapis roulant), la maîtrise du stress et les techniques de relaxation – sont très importants dans la prise en
charge de la fibromyalgie. Bien qu'on puisse pratiquer ces méthodes par soi-même, il est recommandé de consulter d'abord un professionnel de la santé.
Un éditorial publié dans le Journal de l'Association médicale canadienne met en
garde la population contre les dangers de la codéine, un analgésique utilisé depuis des dizaines d'années pour le soulagement des douleurs sévères.
Un éditorial du Journal de l'Association médicale canadienne lance une mise en
garde contre la codéine, un antidouleur souvent considérée comme sécuritaire, et qui pourtant peut être mortellement toxique même à des doses recommandées.
L'article souligne que la codéine est souvent considérée comme un antidouleur sûr, mais
qu'elle peut néanmoins être mortellement toxique, même à des doses normales, pour certains individus.
Les signataires de l'éditorial estiment que ce narcotique vieux de 200 ans n'a pas fait
l'objet de tests récents en matière de sécurité.
Les médecins estiment que la codéine doit donc être utilisée avec précaution en
attendant que des études établissent son innocuité, particulièrement chez les enfants et les bébés.
Le danger
La codéine est convertie en morphine par le foie, ce qui permet d'atténuer la douleur.
Toutefois, chez certaines personnes, le métabolisme convertit trop rapidement la codéine en morphine, ce qui mène à une accumulation fatale de cette dernière, et ce, même lorsque la codéine est
utilisée à des doses normalement recommandées. C'est particulièrement le cas pour les nourrissons et les jeunes enfants.
À l'heure actuelle, de nombreux produits à base de codéine sont vendus sans ordonnance
dans plusieurs pays, ce qui donne l'impression que ce médicament est sans danger, notent les signataires.
:
Créer un échange entre ceux et celles qui vivent quotidiennement avec cette maladie. Nous nous adressons aussi à ceux qui vivent au quotidien avec des douleurs, des handicaps, qui leur imposent de vivre différemment.
Derniers Commentaires